Vu que cela fait des semaines que je demande à ma fille de me donner une photo sympa d’ elle (parce que celles que j’ ai, elle fait toujours une grimace …) que je puisse la mettre sur mon blog et que je n’ obtiens que des :
" ouais, je vais t’ en envoyer une …"
J’ ai été sur son blog et je lui ai piqué des photos !!!
Quand on a une fille qui fait ses études à Paris, qu’ elle a une copine qui s’ appelle Marinne qui vit la semaine à Savigny sur Orges et le Week-end à Eguières (13) et qu’ il y a des grèves de transports qu’ est-ce qu’ on fait ?
On prend sa voiture, on va à la capitale, on récupère les filles, on les ramènent à la maison, on prend son mal en patience.
Mais elles ? Qui font une école photo, qu’ est ce qu’ elles font ?
J’ ai décidé de créer une rubrique mots à la con, car ils sont nombreux dans notre langue…
Le premier mot de cette catégorie sera : AUJOURD’HUI
Mais penchons-nous d’ abord sur l’ étymologie de l’ expression : aujourd’hui.
"Aujourd’hui" peut se décomposer en deux parties : "au jour de " et "hui"
"Hui" dérive du latin "hodie", contraction de la locution "hoc die" : signifiant "ce jour-ci".
Donc le vocable "aujourd’hui" désigne en fait "le jour qui est ce jour ci"
Alors imaginez mon énervement, ma rage, mon envie de meurtre même, lorsque j’ entend des personnes (et elles sont de plus en plus nombreuses à dire des conneries, et franchement on en arrive à se demander où va la langue française…), donc lorsque j’ entends dire : "Au jour d’ aujourd’hui…"
J’ ai envie… d’ envahir la Pologne tiens ! (dixit W.Allen)
Pour Marc, depuis le début de la semaine, c’est la grande aventure de la découverte de l’internat.
Je ne peux pas vraiment vous expliquer comment cela se passe pour lui puisque les téléphones portables (ou tout autre moyen de communication avec l’extérieur) sont prohibés…
Nous n’avons eu droit qu’a 1 sms (expédié en cachette).
Bon j’avoue qu’il faut traduire… ça disait :
"l’1terna c tro 2 la Merde. jv déprimé. jchch 1 piol sur sss. jtexpq vend."
Après ce message très enthousiaste nous lui avons envoyé un sms, lui demandant si nous pouvions lui téléphoner.
Il nous a répondu ceci :
"nan jpe pa les appel !"
" Cété 1 jrné 2 cour banal, jé eu kk control, mé linterna sa crain 1 max par contr. sa risk detr lon. Biz"
On a réussi à le joindre entre midi et deux heures, hier. En cachette bien sur !
La population de l’internat est à base de racailles et de boulets… Tout est payant : boissons, baby-foot, jeux de cartes… tout !
Lorsque que les élèves rentrent de cours, ils doivent déposer leurs sacs dans leurs chambres qui sont aussitôt fermées à clefs. Et ce jusqu’à 22H, où ils vont se coucher et 22H30 extinction des feux !
Marc est plutôt dégoûté d’y être… Mais il devra y rester toute la semaine. On ne peut pas faire la révolution dés le début…
Vivement vendredi qu’il nous raconte sa jungle à lui…